« Qui est-il ce roi de gloire ? » (Ps 24,8)

 

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 19 - 32, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 17 JUILLET 2011

Lecture suivie : Ps 24 (23)    « qui est-il ce roi de gloire ? »

Référence complémentaire : 1ère Epitre aux Corinthiens (1 Co 2, 1 – 9) 

Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Pourtant, c'est bien de sagesse que nous parlons parmi les parfaits, mais non d'une sagesse de ce monde ni des princes de ce monde, voués à la destruction. Ce dont nous parlons, au contraire, c'est d'une sagesse de Dieu, mystérieuse, demeurée cachée, celle que, dès avant les siècles, Dieu a par avance destinée pour notre gloire, celle qu'aucun des princes de ce monde n'a connue - s'ils l'avaient connue, en effet, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la Gloire - mais, selon qu'il est écrit, nous annonçons ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.

 


LUNDI 18 JUILLET

Lecture suivie : Ps 24 (23)    « qui est-il ce roi de gloire ? »

Texte de méditation : SAINT AMBROISE DE MILAN (De la vraie foi)

Les anges eux-mêmes furent surpris devant le mystère : celui qui, selon la chair, avait été mis au tombeau remontait maintenant du séjour des morts et montait jusqu’au plus haut des cieux. Les anges s’étonnèrent. Le Seigneur revenait comme un vainqueur ; chargé de son butin, il entrait dans son Temple, précédé d’anges et d’archanges qui admiraient les dépouilles conquises sur la mort. Il savait que rien de corporel ne peut atteindre Dieu ; or, il voyait sur son épaule le trophée de la croix. C’était comme si les portes du ciel qui l’avaient vu sortir n’étaient pas assez hautes pour le recevoir - jamais elle n’avait été comparable à Sa Majesté, mais son entrée de triomphateur exigeait une voie plus triomphale. Et les « portes éternelles » restent en place, mais elle « se haussent » : ce n’est pas un homme qui va entrer. En la personne du Rédempteur, c’est le monde entier qui se présente… Voyant venir le Christ, le premier, le seul qui est vaincu la mort, les anges signalent les uns aux autres : « Princes, élevez vos portes ! Haussez-vous, arches éternelles ! Qu’il entre, le Roi de gloire ! »

 


MARDI 19 JUILLET

Lecture suivie : Ps 25 (24), 1 – 9   «  fais-moi connaître Seigneur tes voies »

Référence complémentaire : Livre des Psaumes (Ps 119, 33 – 40)

Enseigne-moi, Seigneur, la voie de tes volontés,

je la veux garder en récompense.

Fais-moi comprendre et que je garde ta loi,

que je l'observe de tout cœur.

Guide-moi au chemin de tes commandements,

car j'ai là mon plaisir.

Infléchis mon cœur vers ton témoignage,

et non point vers le gain.

Libère mes yeux des images de rien,

vivifie-moi par ta parole.

Tiens ta promesse à ton serviteur,

afin qu'on te craigne.

Libère-moi de l'insulte qui m'épouvante,

tes jugements sont les bienvenus.

Voici, j'ai désiré tes préceptes,

vivifie-moi par ta justice.

 


MERCREDI 20 JUILLET

Lecture suivie : Ps 25 (24), 1 – 9   «  fais-moi connaître Seigneur tes voies »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sermon sur le Ps 119)

Le psalmiste supplie le Seigneur de lui imposer une loi, non plus comme aux injustes et aux rebelles qui n'appartiennent pas au Nouveau Testament, une loi sur des tables de pierre ; mais une loi qui convienne à la sainte génération de l'épouse libre, ou de la Jérusalem céleste, aux enfants de la promesse, aux fils de l'héritage éternel, dans le cœur desquels Dieu écrit sa loi, de son doigt par le Saint-Esprit ; non plus pour qu'ils en conservent la mémoire pendant qu'ils la négligeront dans la pratique ; mais afin qu'ils la connaissent pour la comprendre, qu'ils la pratiquent en l'aimant d'un cœur dilaté par la charité, et non resserré par la crainte. Agir, en effet, par la crainte du châtiment, et non par l'amour de la justice, c'est agir en quelque sorte malgré soi. Mais celui qui agit malgré lui voudrait, s'il était possible, qu'il n'y eût point de commandement ; et dès lors il est l'ennemi, et non point l'ami de cette loi, qu'il souhaite qu'on ne lui ait point imposé ; son action, dès lors, ne saurait être pure, quand sa volonté est corrompue. On ne saurait dire alors ce que dit le Psalmiste dans ces versets : « J'ai couru dans la voie de vos commandements, quand vous avez dilaté mon cœur » ; puisque cette dilatation signifie la charité, qui est, selon l'Apôtre, la plénitude de la loi (Rm 13,10).

 


JEUDI 21 JUILLET

Lecture suivie : Ps 25 (24), 10 – 22   «  mes yeux sont fixés sur le Seigneur »

Référence complémentaire : Livre des Psaumes (Ps 123)

Vers toi j'ai les yeux levés, qui te tiens au ciel;

les voici comme les yeux des serviteurs vers la main de leur maître.

Comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse,

ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu,

tant qu'il nous prenne en pitié.

Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous,

trop de mépris nous rassasie;

notre âme est par trop rassasiée des sarcasmes des satisfaits!

Le mépris est pour les orgueilleux!

 


VENDREDI 22 JUILLET

Lecture suivie : Ps 25 (24), 10 – 22   «  mes yeux sont fixés sur le Seigneur »

Texte de méditation : BENOÎT XVI (Hom. sur le Ps 123)

« Dans l'Evangile, Jésus affirme de façon très incisive que l'œil est un symbole expressif du moi profond, il est un reflet de l'âme (cf. Mt 6, 22-23). A ce propos, le Psaume 122 est entièrement contenu dans un échange de regards: le fidèle lève les yeux vers le Seigneur et attend une réaction divine, pour y saisir un geste d'amour, un regard de bienveillance. Nous aussi, nous levons les yeux et attendons un geste de bienveillance du Seigneur. Dans le Psautier, il n'est pas rare que l'on parle du regard du Très-Haut qui « des cieux se penche vers les fils d'Adam pour voir s'il en est un de sensé, un qui cherche Dieu » (Ps 13, 2). Le Psalmiste, comme nous l'avons entendu, a recours à une image, celle du serviteur et de l'esclave qui sont tournés vers leur maître dans l'attente d'une décision libératrice. (…) L'orant est dans l'attente que les mains divines bougent, car celles-ci agiront selon la justice, détruisant le mal. C'est pourquoi dans le Psautier, l'orant lève souvent son regard plein d'espérance vers le Seigneur: « Mes yeux sont fixés sur le Seigneur, car il tire mes pieds du filet » (Ps 24, 15), alors que « mes yeux sont consumés d'attendre mon Dieu » (Ps 68, 4). Pour finir, laissons place à la voix de saint Ambroise, le grand Archevêque de Milan, qui, dans l'esprit du Psalmiste, décrit de manière poétique l'œuvre de Dieu qui nous atteint en Jésus Sauveur: "Le Christ est tout pour nous. Si tu veux soigner une blessure, il est le médecin; si tu brûles de fièvre, il est une fontaine; si tu es opprimé par l'injustice, il est justice; si tu as besoin d'aide, il est force; si tu crains la mort, il est la vie; si tu désires le ciel, il est la voie; si tu fuis les ténèbres, il est la lumière; si tu cherches la nourriture, il est un aliment" ».

 


SAMEDI 23 JUILLET

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).