« Si tu savais qui est celui qui te parle » (Jn 4, 10)

 

Lectio Divina - Saint Jean l'Evangéliste

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 


 

DIMANCHE 27 FÉVRIER 2011

Lecture suivie : Jn 4, 1 – 26   l’eau que je lui donnerai sera en lui source d’eau vive

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 58, 1 – 11) 

Crie à pleine gorge, ne te retiens pas, comme le cor, élève la voix, annonce à mon peuple ses crimes, à la maison de Jacob ses péchés. C'est moi qu'ils recherchent jour après jour, ils désirent connaître mes voies, comme une nation qui a pratiqué la justice, qui n'a pas négligé le droit de son Dieu. Ils s'informent près de moi des lois justes, ils désirent être proches de Dieu. "Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies, nous sommes-nous mortifiés sans que tu le saches?" C'est qu'au jour où vous jeûnez, vous traitez des affaires, et vous opprimez tous vos ouvriers. C'est que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment. Vous ne jeûnerez pas comme aujourd'hui, si vous voulez faire entendre votre voix là-haut! Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l'homme se mortifie? Courber la tête comme un jonc, se faire une couche de sac et de cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable à Yahvé? N'est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère: défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs? N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair? Alors ta lumière éclatera comme l'aurore, ta blessure se guérira rapidement, ta justice marchera devant toi et la gloire de Yahvé te suivra. Alors tu crieras et Yahvé répondra, tu appelleras, il dira: Me voici! Si tu bannis de chez toi le joug, le geste menaçant et les paroles méchantes, si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour. Yahvé sans cesse te conduira, il te rassasiera dans les lieux arides, il donnera la vigueur à tes os, et tu seras comme un jardin arrosé, comme une source jaillissante dont les eaux ne tarissent pas.



 

LUNDI 28 FÉVRIER

Lecture suivie : Jn 4, 1 – 26   « l’eau que je lui donnerai sera en lui source d’eau vive»

Texte de méditation : ÉLISABETH de la Trinité (Le Ciel dans la Foi)

Jésus-Christ, parlant à la Samaritaine, désignait la foi lorsqu'Il promit à tous ceux qui croiraient en Lui de leur donner « une source d'eau vive qui rejaillirait jusqu'à la vie éternelle » (Jn 4,14). Ainsi donc la foi nous donne Dieu dès cette vie, revêtu, il est vrai, du voile dont elle le couvre, mais pourtant Dieu Lui-même. « Nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru » (1 Jn 4,16). C'est là le grand acte de notre foi ; c'est le moyen de rendre à notre Dieu amour pour amour ; c'est « le secret caché » (Col 1,26) au cœur du Père, dont parle saint Paul, que nous pénétrons enfin, et toute notre âme tressaille. Lorsqu'elle sait croire à ce « trop grand amour » (Ep 2,4) qui est sur elle, on peut dire comme il est dit de Moïse : « Il était inébranlable dans sa foi comme s'il avait vu l'Invisible » (He 11,27). Elle ne s'arrête plus aux goûts, aux sentiments ; peu lui importe de sentir Dieu ou de ne pas le sentir ; peu lui importe s'Il lui donne la joie ou la souffrance: elle croit à son amour. Plus elle est éprouvée, plus sa foi grandit, parce qu'elle traverse pour ainsi dire tous les obstacles pour aller se reposer au sein de l'Amour infini, qui ne peut faire qu'œuvres d'amour. Aussi à cette âme tout éveillée en sa foi la voix du Maître peut dire dans le secret intime cette parole qu'Il adressait un jour à Marie-Madeleine: « Va dans la paix, ta foi t'a sauvée » (Lc 7,50)



 

MARDI 1er MARS

Lecture suivie : Jn 4, 27 – 42   « je vous ai envoyés moissonner »

Référence complémentaire : Livre des Psaumes (Ps 126, 1 – 6)

Quand Yahvé ramena les captifs de Sion, nous étions comme en rêve;

alors notre bouche s'emplit de rire et nos lèvres de chansons.

Alors on disait chez les païens: Merveilles que fit pour eux Yahvé!

Merveilles que fit pour nous Yahvé, nous étions dans la joie.

Ramène, Yahvé, nos captifs comme torrents au Négeb!

Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant.

Il s'en va, il s'en va en pleurant, il porte la semence;

il s'en vient, il s'en vient en chantant, il rapporte ses gerbes.



 

MERCREDI 2 MARS

Lecture suivie : Jn 4, 27 – 42   « je vous ai envoyés moissonner »

Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (lettre)

Un jour que je pensais à ce que je pouvais faire pour sauver les âmes, une parole de l'Evangile m'a montré une vive lumière. Autrefois Jésus disait à ses disciples en leur montrant les champs de blés mûrs : « Levez les yeux et voyez comme les campagnes sont déjà assez blanches pour être moissonnées » (Jn 4,35), et un peu plus tard : «  A la vérité la moisson est abondante mais le nombre des ouvriers est petit ; demandez donc au maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers ». Quel mystère ! Jésus n'est-il pas tout-puissant ? Les créatures ne sont-elles pas à celui qui les a faites ? Pourquoi Jésus dit-il donc : « Demandez au maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers » ? Pourquoi ? Ah ! c'est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu'il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous. Le créateur de l'univers attend la prière d'une pauvre petite âme pour sauver les autres âmes rachetées comme elle au prix de tout son sang. Notre vocation à nous ce n'est pas d'aller moissonner dans les champs de blés mûrs. Jésus ne nous dit pas : « Baissez les yeux, regardez les campagnes et allez les moissonner ». Notre mission [comme Carmélites] est encore plus sublime. Voici les paroles de notre Jésus : « Levez les yeux et voyez. Voyez comme dans mon Ciel il y a des places vides, c'est à vous de les remplir ; vous êtes mes Moïse priant sur la montagne (Ex 17,8s). Demandez-moi des ouvriers et j'en enverrai, je n'attends qu'une prière, un soupir de votre cœur ! »



 

JEUDI 3 MARS

Lecture suivie : Jn 4, 43 – 54         « il crut, lui et toute sa famille »

Référence complémentaire : Première épître de saint Pierre (1 P 1, 3 – 13)

Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ: dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la Résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour une vivante espérance, pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment. Vous en tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l'or périssable que l'on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d'honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. Sans l'avoir vu vous l'aimez; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d'obtenir l'objet de votre foi: le salut des âmes. Sur ce salut ont porté les investigations et les recherches des prophètes, qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée. Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux, quand il attestait à l'avance les souffrances du Christ et les gloires qui les suivraient. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Evangile, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise. L'intelligence en éveil, parfaitement sensée, espérez pleinement en la grâce qui doit vous être apportée par la Révélation de Jésus Christ.



 

VENDREDI 4 MARS

Lecture suivie : Jn 4, 43 – 54         « il crut, lui et toute sa famille »

Texte de méditation : GRÉGOIRE DE NAREK (Prières)

« Celui qui invoquera le Nom du Seigneur, celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).

Quant à moi non seulement je l'invoque mais avant tout je crois à sa grandeur.

Ce n'est pas pour ses présents que je persévère dans mes supplications,

mais parce qu'il est la Vie véritable et qu'en lui je respire ;

sans lui il n'y a ni mouvement ni progrès.

Ce n'est pas tant par les liens de l'espérance que par les liens de l'amour que je suis attiré.

Ce n'est pas des dons, mais du Donateur dont j'ai toujours la nostalgie.

Ce n'est pas à la gloire que j'aspire, mais c'est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.

Ce n'est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,

mais le souvenir de celui qui donne la vie.

Ce n'est pas après le désir du bonheur que je soupire,

que du plus profond de mon cœur j'éclate en sanglots,

mais c'est par désir de celui qui le prépare.

Ce n'est pas le repos que je cherche,

mais c'est le visage de celui qui apaisera mon cœur suppliant.

Ce n'est pas pour le festin nuptial que je languis, mais c'est du désir de l'Époux.

Dans l'attente certaine de sa puissance malgré le fardeau de mes péchés,

je crois avec une espérance inébranlable

et en me confiant dans la main du Tout Puissant,

que non seulement j'obtiendrai le pardon mais que je le verrai lui en personne,

grâce à sa miséricorde et à sa pitié

et, bien que je mérite parfaitement d'être proscrit, que j'hériterai du ciel. 



 

SAMEDI 5 MARS

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).