« Que je manifeste le mystère du Christ tel que je dois » (Col 4,4)

Lectio Divina - Lettre de saint Paul aux Colossiens

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Colossiens, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : "Dieu qui a choisi Paul de Tarse pour en faire un Apôtre de l’Evangile, accorde-nous d’être confortés dans cette foi qu’il a portée avec audace et persévérance. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen"

 


DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011

Lecture suivie : Col 3, 18 à 4, 1   « femmes mettez-vous au service de vos maris »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 5, 20 – 32) 

En tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Mettez-vous au service les uns des autres dans la crainte du Christ. Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur: en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l'Eglise, lui le sauveur du Corps; or l'Eglise se soumet au Christ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris. Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Eglise: il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Eglise: ne sommes-nous pas les membres de son Corps? Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair: ce mystère est de grande portée; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Eglise.

 


LUNDI 21 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 3, 18 à 4, 1   « femmes mettez-vous au service de vos maris »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (Catéchèse)

L'expression qui ouvre Ep 5,21-23. a une éloquence toute particulière. L'auteur parle de la soumission l'un à l'autre des époux, mari et femme ; et de cette manière, il fait entendre comment comprendre les paroles qu'il écrira par la suite sur la soumission de la femme au mari. Nous lisons en effet : « Que les femmes soient soumises à leur mari comme au Seigneur ». En s'exprimant ainsi, l'auteur n'entend pas dire que le mari est maître de la femme et que le pacte interpersonnel propre au mariage est un pacte de domination du mari sur la femme. Il exprime au contraire, un autre concept : c'est-à-dire que la femme peut et doit trouver dans ses rapports avec le Christ – qui est pour l'un et l'autre des époux l'unique Seigneur – la motivation de ces rapports avec le mari qui découlent de l'essence même du mariage et de la famille. Ces rapports ne sont pas toutefois des rapports de soumission unilatérale. Selon la doctrine de l’Épître aux Éphésiens, le mariage exclut cet élément du pacte qui pesait et, parfois, ne cesse de peser sur cette institution. Le mari et la femme sont en effet soumis l'un à l'autre, subordonnés l'un à l'autre. La source de cette réciproque soumission se trouve dans la pietas chrétienne ; son expression est l'amour.

 


MARDI 22 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 4, 2 – 9 « priant ensemble pour nous aussi »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 17, 9 – 23)

Jésus, levant les yeux au ciel, dit à son Père : C'est pour eux que je prie; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m'as donné, pour qu'ils soient un comme nous. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé et aucun d'eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie. Mais maintenant je viens vers toi et je parle ainsi dans le monde, afin qu'ils aient en eux-mêmes ma joie complète. Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité: ta parole est vérité. Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux et toi en moi, afin qu'ils soient parfaits dans l'unité, et que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.

 


MERCREDI 23 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 4, 2 – 9 « priant ensemble pour nous aussi »

Texte de méditation : PAUL CLAUDEL (L’Apocalypse de saint Jean)

Pour nous chrétiens, l’arbre et l’homme ne font plus qu’un en ce bois de vie, en cette croix glorieuse qui a été implantée une fois pour toutes sur le Golgotha. Elle est le cep dont nous sommes les sarments. Elle est pour chacun de nous une invitation continuelle à nous lever et à étendre les bras. Mais surtout elle est une invitation à l’Eglise qui est faite de tous les chrétiens à la fois dans la succession de leurs générations à se lever et à étendre les bras. Malheur à nous si, quand le Maître altéré nous demande notre fruit, en sa saison et hors de sa saison, il ne trouve qu’un branchage inutile. L'Église, aux yeux de Dieu ne fait qu'un corps et qu'un arbre dans l'espace et dans le temps ! Rien ne manque dès le commencement à cette fiancée parfaite qu’Il envisageait avant que le monde ne fût… Ainsi, toute l’Église dans la succession de son développement et de ses générations est aux yeux de Dieu contemporaine et simultanée. Il l’envisage entière, nécessaire et indissoluble dans le temps comme dans l’espace. C'est le dogme de la Communion des Saints… Nous avons besoin <des saints> et par-delà la durée ils avaient besoin de nous. Et non pas seulement tous ces saints dans le passé, mais tous ces autres qui sont en train de naître et qui se succéderont dans l'avenir jusqu'à la fin des temps. Nous avons besoin d’eux et ils et ils auront besoin de nous et déjà notre cœur et notre pensée tressaillent à leur rencontre… Nous faisons partie de cet Arbre, de cette croix multiple et une qui ne dit pas seulement « Je crois », mais « Je croîs »

 


JEUDI 24 NOVEMBRE

Lecture suivie: Col 4, 10 – 18   « souvenez-vous de mes chaines »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 10, 7 – 20)

Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures, ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture. "En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez. En entrant dans la maison, saluez-la: si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée. Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là. Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes. "Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues; vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux et des païens. Mais, lorsqu'on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

 


VENDREDI 25 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 4, 10 – 18   « souvenez-vous de mes chaines »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur Col)

Le voilà encore qui parle de ses liens, et c’est ce qui me fait aimer Paul, c’est ce qui éveille en sa faveur toutes mes sympathies. Ah ! que j’aurais voulu le voir ce saint captif, lorsque dans sa prison il écrivait, il prêchait, il baptisait, il catéchisait. Quelle que fût l’affaire qui s’agitât au sein de l’Église, c’était à Paul, dans ses liens, qu’on en référait. Dans les liens, il possédait au plus haut degré le pouvoir d’édifier tout le monde. C’était alors qu’il était plus libre que jamais. « Afin qu’un plus grand nombre de mes frères, s’appuyant sur mes liens, osent prêcher hardiment et dans l’effusion de leurs cœurs la parole de Dieu » (Ph 1,14). Il proclame cette même vérité en ces termes : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12,10) Voilà pourquoi il disait encore : « Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu » (2 Tm 2,9). Il était chargé de chaînes avec des malfaiteurs, des scélérats, des homicides, ce docteur universel. Celui qui est monté au troisième ciel, celui qui a entendu retentir à son oreille des paroles mystérieuses et ineffables était chargé de liens. Mais alors même sa course était plus rapide. Mais celui qui était chargé de liens était libre, et celui qui était libre, était le prisonnier. Le premier faisait ce qu’il voulait ; le second ne pouvait ni lui faire obstacle, ni accomplir ses desseins. Que fais-tu, stupide geôlier ? C’est à un athlète spirituel que tu as affaire. La carrière où il dispute le prix n’est pas de ce monde. Il est au ciel, et l’athlète qui court dans la lice du ciel ne peut être ni enchaîné, ni retenu, par les liens terrestres.

 


SAMEDI 26 NOVEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).