« Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance » (Col 3,16)

Lectio Divina - Lettre de saint Paul aux Colossiens

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Colossiens, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : "Dieu qui a choisi Paul de Tarse pour en faire un Apôtre de l’Evangile, accorde-nous d’être confortés dans cette foi qu’il a portée avec audace et persévérance. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen"

 


DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011

Lecture suivie : Col 2, 16 à 3, 4   « recherchez les choses d’en haut »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 3, 3 – 17) 

Jésus répondit à Nicodème : "En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu." Nicodème lui dit: "Comment un homme peut-il naître, étant vieux? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître?" Jésus répondit: "En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas, si je t'ai dit: Il vous faut naître d'en haut. Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit." Nicodème lui répondit: "Comment cela peut-il se faire?" Jésus lui répondit: "Tu es Maître en Israël, et ces choses-là, tu ne les saisis pas? En vérité, en vérité, je te le dis, nous parlons de ce que nous savons et nous attestons ce que nous avons vu; mais vous n'accueillez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel? Nul n'est monté au ciel, hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

 


LUNDI 14 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 2, 16 à 3, 4   « recherchez les choses d’en haut »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (L’Evangile de la Vie)

Nous sommes le peuple de la vie parce que Dieu, dans son amour gra­tuit, nous a donné l'Évangile de la vie et que ce même Évangile nous a trans­formés et sauvés. Nous avons été reconquis par l'« auteur de la vie » (Ac 3, 15) au prix de son précieux sang (cf. 1 Co 6, 20; 7, 23; 1 P 1, 19) et par le bain baptismal nous avons été insérés en lui (cf. Rm 6, 4-5; Col 2, 12), comme des branches qui tirent du même arbre leur sève et leur fécondité (cf. Jn 15, 5). Renouvelés intérieurement par la grâce de l'Esprit, « qui est Seigneur et qui donne la vie », nous sommes devenus un peuple pour la vie et nous sommes appelés à nous comporter en conséquence. Nous sommes envoyés: être au service de la vie n'est pas pour nous un motif d'orgueil mais un devoir né de la conscience d'être « le peuple que Dieu s'est acquis pour proclamer ses louanges » (cf. 1 P 2, 9). La loi de l'amour nous guide et nous soutient sur le chemin, l'amour dont le Fils de Dieu fait homme est la source et le modèle, lui qui « par sa mort a donné la vie au monde ». Nous sommes envoyés comme peuple. L'engagement au service de la vie concerne tout un chacun. C'est une responsabilité proprement « ecclésiale », qui exige l'action concertée et généreuse de tous les membres et de tous les or­ganismes de la communauté chrétienne. Cependant, le devoir commun n'éli­mine pas et ne diminue pas la responsabilité individuelle, car c'est à chaque personne que s'adresse le commandement du Seigneur de « se faire le prochain » de tout homme: « Va, et toi aussi, fais de même » (Lc 10, 37).

 


MARDI 15 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 3, 5 – 11   « il n’y a que le Christ qui est tout et en tout »

Référence complémentaire : 2e Epître de saint Paul aux Corinthiens (2 Co 5, 14 à 6, 2)

L'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons. Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Il dit en effet: Au moment favorable, je t'ai exaucé; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

 


MERCREDI 16 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 3, 5 – 11   « il n’y a que le Christ qui est tout et en tout »

Texte de méditation : ELISABETH DE LA TRINITÉ (La grandeur de notre vocation)

La doctrine de mourir à soi-même, qui est cependant la loi pour toute âme chrétienne depuis que le Christ a dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il prenne sa croix et se renonce », cette doctrine donc qui paraît si austère, est d’une suavité délicieuse lorsqu’on regarde le terme de cette mort, qui est la vie de Dieu mise à la place de notre vie de péché et de misère. C’est ce que saint Paul voulait dire quand il écrivait : « Dépouillez-vous du vieil homme et revêtez-vous du nouveau, selon l’image de Celui qui l’a créé. » (Col 3,9-10) Cette image, c’est Dieu Lui-même ; te souviens-tu de cette volonté qu’Il exprime si formellement au jour de la création : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance » ? Oh ! vois-tu, si nous pensions davantage aux origines de notre âme, les choses d’en bas nous paraîtraient si puériles que nous n’aurions que du mépris pour elles… Saint Pierre écrit dans une de ses épîtres « que nous sommes faits participants de la nature divine » et saint Paul recommande que nous « conservions jusqu’à la fin ce commencement de son Être qu’Il nous a donné ». Il me semble que l'âme qui a conscience de sa grandeur entre en cette «sainte liberté des enfants de Dieu» dont parle l'Apôtre, c'est-à-dire qu'elle dépasse toutes choses et se dépasse elle-même. Il me semble que l'âme la plus libre, c'est la plus oublieuse d'elle-même; si l'on me demandait le secret du bonheur je dirais que c'est de ne plus tenir compte de soi, de se nier tout le temps. Voilà une bonne façon de faire mourir l'orgueil: on le prend par la famine! Vois-tu, l’orgueil c'est l'amour de nous-mêmes, eh bien, il faut que l'amour de Dieu soit si fort qu'il éteigne tout amour de nous

 


JEUDI 17 NOVEMBRE

Lecture suivie: Col 3, 12 – 17  " Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance "

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 14, 21 – 29)

Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui." Judas - pas l'Iscariote - lui dit: "Seigneur, et qu'est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde?" Jésus lui répondit: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix; c'est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s'effraie. Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m'en vais et je reviendrai vers vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Je vous le dis maintenant avant que cela n'arrive, pour qu'au moment où cela arrivera, vous croyiez.

 


VENDREDI 18 NOVEMBRE

Lecture suivie : Col 3, 12 – 17 « Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance »

Texte de méditation : SAINT CÉSAIRE D’ARLES (Sermon)

Que le Christ vous aide, frères très chers, à toujours accueillir la lecture de la Parole de Dieu avec un cœur avide et assoiffé : ainsi, votre obéissance très fidèle vous remplira de joie spirituelle. Mais si vous voulez que les Saintes Écritures aient pour vous de la douceur et que les préceptes divins vous profitent autant qu’il le faut, soustrayez-vous, pendant quelques heures, à vos préoccupations profanes. Relisez, dans vos maisons, les paroles de Dieu, consacrez-vous entièrement à sa miséricorde. Ainsi vous réussirez à réaliser en vous ce qui est écrit de l’homme bienheureux : « Il méditera jour et nuit la loi du Seigneur ». Et aussi : « Heureux ceux qui scrutent les commandements, ils les rechercheront de tout leur cœur » et enfin : « J’ai mis tes paroles au fond de mon cœur pour ne pas pécher contre toi »… Les cultivateurs s’efforcent de semer différentes sortes de semences afin de pouvoir se préparer une nourriture suffisante pour eux-mêmes et pour les leurs. Combien plus, lorsqu’il s’agit de bénéfices spirituels, ne devez-vous pas vous contenter d’entendre lire la Parole de Dieu à l’église : vous devez prolonger la lecture sacrée dans vos maisons, au cours de vos repas, et, quand les jours sont courts, y consacrer encore quelques heures de nuit. C’est ainsi que vous amasserez un froment spirituel dans le grenier de votre cœur et rangerez dans le trésor de vos âmes les perles précieuses des Écritures.

 


SAMEDI 19 NOVEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).